DERNIÈRE HEURE : L’AFO accepte l’invitation de Marine Le Pen

Collaboration spéciale

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario s’associera avec le Front national, a appris Le Froid ce matin lors d’une conférence de presse surprise au Centre Pauline-Charron de Vanier.

« La communauté franco-ontarienne se réjouira d’apprendre que nous nous sommes trouvé une alliée de choix dans la défense du français et la poursuite de nos revendications », a annoncé Denis Vaillancourt, président de l’AFO, au cours de la conférence conjointe avec la cheffe du «premier parti de France », Marine Le Pen.

L’élue de droite achève une visite d’une semaine au Québec, où elle a reçu un accueil particulièrement froid de la part de la classe politique québécoise et canadienne, et de la population. À défaut d’avoir pu rencontrer quiconque au Québec, Mme. Le Pen s’est tournée vers l’Ontario. « Je ne comprends rien de ce qu’ils disent, les franco-ontariens, mais comme ce sont les seuls qui veulent m’adresser la parole dans ce putain de pays, je vais bien les endurer!  »

Interrogée par Le Froid à savoir ce que le Front national avait à gagner de ce partenariat, Mme. Le Pen a assuré que c’était par simple conviction en la nécessité de préserver la langue française et par désir de venir en aide à une communauté qui « subit le régime atroce d’une bande de socialistes, comme chez moi » qu’elle avait décidé de s’associer avec l’AFO, avant de commencer à insulter vigoureusement notre journaliste d’avoir insinué que c’était par opportunisme politique.

Un atout politique de poids pour l’Ontario-français?

Selon M.Vaillancourt, un tel type de soutien ne peut-être qu’avantageux.

« Les appuis politiques envers l’Ontario français se sont traditionnellement trouvés davantage au centre-gauche, mais devant l’inaction de notre gouvernement provincial actuel, nous avons pensé que d’être courtisé par un parti d’extrême-droite [français, ndlr] était une opportunité à saisir à tout prix. De plus, ça fait plus de 12 heures qu’elle est en Ontario, on la considère donc comme une franco-ontarienne! »

Selon la politicologue Laure Paquette, il faudra toutefois faire preuve de vigilance. « Sa grande gueule peut effectivement constituer un précieux atout pour les francophones. Si la ministre déléguée aux affaires francophones Meilleur ne se sent pas particulièrement menacée par ses adversaires politiques en matière de francophonie en ce moment, les choses risquent de changer si Mme Le Pen commence à se mêler de la partie. Par contre, elle pourrait aussi raviver la flamme nationaliste de l’Ontario, et pousser pour la fermeture des frontières ainsi que d’exiger de cesser l’immigration ».

De son côté, le directeur général du RÉFO, Alain Dupuis, s’émoustille également de ce nouveau partenariat :

« Je pense que madame Le Pen va pouvoir nous aider à forcer la main au gouvernement Wynne pour obtenir l’Université franco-ontarienne. D’ailleurs, d’ici quelques années, vous verrez peut-être bien à Toronto le pavillon Marine Le Pen de la faculté des sciences sociales de l’UFO ».

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