DERNIÈRE HEURE : Terreur à Queen’s Park – Chaos pour l’UFO

Trevor Lachapelle
Toronto

Alors que le Regroupement des étudiants franco-ontariens (RÉFO), la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) et l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) annonçaient une journée sans débordements, la sécurité de l’Assemblée législative ontarienne a dû faire face à ce qu’on a décrit comme étant « une bande de mercenaires francophones avides de sang et de sensations fortes. »

Tel que prévu à 11 h 30, les délégués sont arrivés à quelques pas de Queen’s Park et ont commencé à sortir leur arsenal de manifestation. En effet, affiches avec et sans fautes d’orthographe, ainsi que drapeaux franco-ontariens flottaient dans les airs de la très unilingue capitale de la province.

« From afar I could see their fanions floating and I gasped in front of their show of force. Therefore, in the name of her Majesty I declared code 17 maximum level », a déclaré Dennis Clark, sergent-d’armes de l’Assemblée législative de l’Ontario.

Un code 17 (code qui renvoie aux années du tristement célèbre règlement 17) est mis en branle dès qu’une présence francophone est détectée à proximité de l’Assemblée législative. Cette procédure enclenche le cloisonnement de tous les caucus politiques, l’arrivée des forces armées canadiennes, l’entreposage immédiat des portraits de la Reine et l’évacuation d’urgence de la Première ministre, une précaution jugée nécessaire depuis les années Harris.

Alors que le groupe de manifestants s’avançaient dangereusement vers leur destination, les renforts furent envoyés à partir de l’avoisinante Université de Toronto. En effet, le très distingué régiment de la Win Ontario Langage Fight Entirely (WOLFE), qui est essentiellement le club de débat de l’institution, a été envoyé sur le terrain. Une fois le régiment sur place, ses membres ont eu de la difficulté à distinguer les Franco-Ontariens, car ceux-ci parlaient tous anglais. Néanmoins, certains membres de la foule se sont fait prendre, mais l’imposant peloton de douze manifestants francophones demeurait tout de même en marche et attendait patiemment le p’tit bonhomme pour traverser la rue.

Ayant eu vent de la commotion à Queen’s Park et de toute évidence mal informé, François Boileau, commissaire aux services en français de l’Ontario, visiblement excédé par les événements, s’est présenté en renfort aux protestataires, vêtu seulement d’une peau d’orignal, n’étant pas sans rappeler les fiers orignaux à l’entrée de la très francophone ville de Hearst.

À l’heure de la publication de cet article, certains manifestants étaient en train d’habiller le commissaire à même leurs propres vêtements tout en lui expliquant qu’il ne s’agissait pas d’un moment BraveHeart de la francophonie ontarienne.

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