EXCLUSIF – Les membres de l’AEFO enseigneront en anglais pendant la grêve du zèle

L’AEFO prépare sa lutte contre le gouvernement ontarien en initiant des moyens de pression pour le moins originaux. En effet, l’Association syndicale des enseignantes et des enseignants franco-ontariens a demandé à ses membres d’élaborer leur cours en langue anglaise. Dès le vendredi  18 septembre, tous les cours dans les écoles de langue française se donneront ainsi dans la langue de Shakespeare, sauf pour les cours d’anglais qui se donneront en espagnol.

Un porte-parole a confirmé cette décision en disant que c’était une mesure parfaite pour mettre la pression sur le gouvernement sans déranger les élèves. « Effectivement, la moitié des élèves de nos classes sont des anglophones et ne subiront ainsi aucun préjudice en classe », affirme une source qui désire conserver l’anonymat.

L’AEFO espère que les parents verront dans ce geste un outrage à tous les combats que les descendants de Champlain ont mené pour ouvrir les écoles françaises en Ontario et exigeront que le gouvernement prenne aussitôt les mesures nécessaires pour satisfaire chacune des demandes légitimes des enseignants et des enseignantes afin que les cours reprennent de façon normale.

L’AEFO elle-même songe à changer de nom pour l’occasion et s’appeler dorénavant the Association of English Fellowships of Ontario. Elle souhaite aussi que les associations des enseignantes et des enseignants anglophones emboîtent le pas et que leurs cours se donnent dans la langue de Molière dans les écoles anglaises de la province.

En réponse à cette menace, la première ministre de l’Ontario à répliqué en mentionnant le nom de Justin Trudeau huit fois dans la même phrase.

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2 réflexions sur “EXCLUSIF – Les membres de l’AEFO enseigneront en anglais pendant la grêve du zèle

  1. J’adore la satire, mais de là à dire que « la moitié des élèves de nos classes sont des anglophones », ça va un peu loin. Nous sommes 611500, et nous nous battons pour nos droits… On dit qu’il est sain de rire de soi, mais de là à s’insulter, il y a une marge.

    Même au Québec, on a du mal à croire qu’on existe.

    Il y a d’autres façons d’appuyer les enseignants dans leur démarche.

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